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mercredi 21 mai 2014

Cours de la Finance Islamique gratuitement




L'Islamic Financial Times dispensera pendant toute la durée du mois de Ramadan, si Allah le permet Inchaa Allah, une initiation gratuite en Finance Islamique destinée à un public francophone.

Cette initiation s'adresse à un public débutant soucieux de comprendre les principes et les mécanismes de la Finance Islamique.

Pour cette 3ème édition, pendant environ 30 jours, les candidats étudieront des matières comme l'économie islamique, les principes de la finance islamiques, l'historique de la finance islamique, mais aussi les outils Murabaha, Mucharaka, Sukuk... Et enfin nous clôturerons avec l'assurance Takaful.

Un programme riche que nous souhaitons rendre facile et accessible à tous. Mettre à dispositions des supports, permettra à ce public de se familiariser avec la Finance Islamique. Aussi, la légitimité dont vous disposez sera pour nos candidats un gage de confiance et de sérieux.

Par : Mr.Rashid Hamdaoui
CEO Islamic Financial Times
www.islamicfinancialtimes.net

dimanche 20 avril 2014

mardi 18 mars 2014

Interview avec Docteur OULED EBNOU Spécialiste dans la Finance Islamique _حوار مع بدي ابنو ـ مدير مركز الدراسات والابحاث العليا في بروكسل



Interview avec Docteur OULED EBNOU Spécialiste dans la Finance Islamique

حوار مع  بدي ابنو ـ مدير مركز الدراسات والابحاث العليا في بروكسل




lundi 24 février 2014

Islamic Finance in non-Muslim Countries

Anass Patel : « les valeurs du crowdfunding sont au coeur de l’éthique musulmane »


Finance islamique. Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME et à l’Economie numérique, est-elle entrée dans l’histoire ? Il est évidemment trop tôt pour l’annoncer. L’assouplissement annoncé la semaine dernière qui va permettre au financement participatif de prendre véritablement son envol en France est en soi une révolution.
Jusque-là le carcan exercé sur l’économie française par le monopole bancaire étouffait nombre de projets en demande de financements. Désormais, la loi permettra le recours aucrowdfunding (financement par la foule) à hauteur d’un million d’euros, sans passer par les fourches caudines des banques. Chaque internaute pourra ainsi prêter ou donner de l’argent pour financer un projet – à concurrence de 1 000 euros maximum par projet –via la plateforme de crowdfunding de son choix.
Entretien avec Anass Patel, patron de la société 570 easi, qui lance prochainement Easi UP, plateforme de crowdfunding selon les principes éthiques de l’islam.
Al-Kanz : Pourriez-vous nous expliquer le plus simplement possible en quoi consiste lecrowdfunding et comment il peut se traduire concrètement ?
Anass Patel :
 Il s’agit d’un mécanisme très simple qui permet de collecter les fonds nécessaires à la réalisation de projets, qu’ils proviennent d’entreprises, de particuliers ou d’associations. Mais la nouveauté, c’est que les outils numériques et les réseaux sociaux permettent une accélération de la collecte et une plus grande diffusion des campagnes de promotion par les porteurs de projets auprès d’une communauté élargie.
La nouvelle dynamique correspond au fond à une logique sociale déjà présente dans les sociétés anciennes que le système bancaire a voulu étouffée : les tontines d’Afrique ou d’Asie, les caisses communes au niveau des groupements de communauté, l’économie informelle ou de l’entraide, etc. sont tous des exemples de « financement par la foule » (traduction de crowdfunding) avant l’arrivée d’Internet. 

Al-Kanz : Pourquoi les associations et les petites entreprises voient le crowdfundingsinon comme la solution, à tout le moins comme une solution à nombre de leurs soucis de financement ?
Anass Patel : 

Le sens de la communauté prend une nouvelle dimension dans le cadre de réseaux sociaux, empiriques ou nouvellement digitalisés, de plus en plus structurés et accessibles même à grande distance géographique. Les réseaux agissent comme des moteurs de la dynamique de financement autour de ce que les chercheurs appellent les trois cercles du crowdfunding :
- d’abord tirés par les liens forts comme la famille, les amis proches, et s’agissant des musulmans les frères-sœurs en Dieu,
- ensuite basés sur les liens faibles tournés autour de connaissances, des réseaux professionnels ;
- et enfin diffusés vers toutes autres personnes qui peuvent être attirées par votre projet, soit pour l’émotion, soit pour la confiance soit pour l’impact social ou économique que vous aurez.
Les principes du crowdfunding sont basés sur des valeurs universelles qui sont également au cœur de l’éthique musulmane : le lien, la communauté, la confiance, la solidarité, l’entrepreneuriat plutôt que le prix, le marché, la rente, la spéculation, etc.

Al-Kanz : Quelles sont les perspectives pour les entrepreneurs en général, les entrepreneurs musulmans en particulier ?
Anass Patel :
 Avec le projet de loi de Fleur Pellerin qui tend à faire de la France le pays pionnier du financement participatif, on devrait assister à un vrai changement pour le financement de projet que ce soit au niveau des levées de fonds (prises de participation au capital d’entreprises) ou du prêt participatif pour des montants jusqu’à un million d’euros, ce qui correspond à la majorité des quotités du capital amorçage ou du financement des TPE donc des entrepreneurs.
Al-Kanz : Comment pourriez-vous reformuler en des termes moins techniques pour celles et ceux peu versés dans le domaine ?
Anass Patel :
 Pour bien illustrer ces enjeux, prenons l’exemple des péages d’autoroute par rapport au monopole bancaire qui prend un coup. C’est comme si soudainement on dit que les petites voitures à qui on avait interdit les autoroutes pendant des décennies (car trop lentes) vont pouvoir tout d’un coup aller sur les belles autoroutes de France, plus rapides et plus efficientes, sans payer les péages, tout en pouvant s’approvisionner dans les magnifiques stations d’essence avec du pétrole propre et pas si cher.
On espère une vraie libéralisation pour laisser lecrowdfunding fonctionner au mieux.
En gros, les platefomes de crowdfunding représentent les stations-services, qui vont dispenser le capital, le cash nécessaire afin de faire circuler les économies des épargnants au profit des vrais projets des entrepreneurs, comme l’essence qui est nécessaire pour faire avancer les voitures. Et ceci sans monopole des mastodontes de la route qui imposent des frais exorbitants aux péages d’autoroute.
On espère une vraie libéralisation pour permettre au crowdfunding fonctionner au mieux. Ce sont les épargnants qui auront le pouvoir de décider d’accompagner tel ou tel projet, existant et qui souhaite se développer avec des nouveaux fonds propres, ou de miser de façon solidaire sur telle ou telle idée d’entrepreneur, en création et nécessitant un financement flexible.
Comme les règles du jeu vont être les mêmes pour tout le monde, il n’y a pas de raison de penser que les entrepreneurs musulmans ne sauront pas tirer leur épingle du jeu. De notre point de vue, c’est surtout du côté des épargnants musulmans qu’il conviendra de faciliter les choses, en leur permettant de trouver des projets conformes à leur éthique, au service de l’économie réelle.
Source:  Al-KANZ

samedi 16 novembre 2013

Entretien avec Rashid Hamdaoui : Finance islamique au Qatar

Rashid Hamdaoui, CEO de l'Islamic Financial Times, premier media français dédié à la finance islamique. Président de l'European Islamic Finance Center, Think Tank en finance islamique. Consultant senior en stratégie pour plusieurs banques islamiques dont Qatar Islamic Bank.


/ Vous travaillez dans le secteur de la finance en tant que consultant pour une banque islamique au Qatar. Pour un lecteur novice, pourriez-vous rappeler les fondamentaux de cette finance dite "éthique" et dont la croissance bénéficie d'un taux à deux chiffres depuis plusieurs années?

Selon le rapport annuel 2011 de S&P, la finance islamique représentait 1140 milliards $, soit près d'1% du volume mondial des actifs financiers. La finance islamique dans son ensemble peut être comparée au bilan du Groupe BNP Paribas. Autant dire une goutte d'eau. Mais alors, pourquoi la finance islamique suscite-t-elle autant d'engouement?


Lire la suite sur le site source ci-dessous.

Source: www.observatoire-qatar.com

Par : Faouzi

Économie islamique et waqf-habous : de la théorie aux pratiques

Randi Deguilhem


S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
2e jeudi du mois de 14 h à 17 h (IISMM, salle des étudiants, 1er étage, 96 bd Raspail 75006 Paris),
du  14 novembre 2013 au 12 juin 2014.

La séance du 9 janvier est reportée au vendredi 10 janvier, de 9 h 30 à 13 h 30 (même salle)

Le système de waqf-habous représente un pilier de l’économie islamique depuis les premiers siècles de l’islam. Durant les siècles qui suivaient, le waqf a connu un essor ainsi qu’une diversité tant dans les pratiques chez les musulmans que dans le droit religieux et étatique qui l’encadrait, cela chez les sunnites et les chiites. Phénomène de société. 

Le waqf a été également une importante présence dans les pratiques des sociétés chrétiennes et juives des terres d’islam, y compris dans la vie économique du fait que de nombreux biens immobiliers et agricoles appartenant aussi aux waqfs dans ces communautés-là.

Dans le fond, le waqf est indissociable de l’économie islamique : en large mesure, l’un définit l’autre.

 Or, l’histoire de waqf et l’économie n’est pas linéaire ni homogène dans le monde islamique ; elle est intimement liée à une périodisation politique. Ainsi, lors de l’époque coloniale, le lien entre le waqf-habous et l’économie se définissait selon des critères nouveaux du colonialisme et du capitalisme où le rôle de waqf perdait son importance traditionnelle comme pôle d’organisation de la vie sociétale (économique, religieuse, sociale).

Le waqf a tout de même retrouvé une nouvelle importance durant les deux dernières décennies où il s’est transformé à nouveau en outil indispensable à l’économie islamique. En effet, le waqf est mobilisé, de nos jours, en tant qu’instrument pour soutenir des actions de développement économique ainsi que des actions durables dans le monde musulman depuis l’Afrique sub-saharienne jusqu’en Malaisie en passant par le Golfe, la Tunisie post-révolutionnaire, etc.  


Voici les questions qui constituent le noyau du séminaire « Waqf » durant l’année 2013-14, un séminaire qui rentre dans sa 4e année et qui s’inscrit dans un GDRI (Groupe de recherche internationale) du CNRS. 

Source: www.ehess.fr/